Cette page rassemble des éléments de contexte autour d’Alphonse Allais. On y explore ses cercles, ses amitiés, les filiations et continuités qui traversent son œuvre, ainsi que les influences — déclarées ou plus diffuses — qui ont contribué à façonner son parcours.Il ne s’agit ni d’un panorama exhaustif ni d’un discours académique, mais d’un ensemble de repères et de récits permettant d’éclairer l’homme, l’œuvre et leur inscription dans le temps.
AUTOUR D’ALLAIS.
L’innocent crime d’Allais contre Dostoïevski ?
Sous le pseudonyme d’Alphonski Allaisoff, Alphonse Allais s’amuse à pasticher l’univers de Dostoïevski. À propos de bottes pourrait bien être une farce inspirée de Crime et Châtiment — ou d’un autre roman du maître russe, peu importe : ce qui compte, c’est la manière dont Allais détourne la gravité psychologique et la noirceur mystique de Dostoïevski pour les faire glisser dans le domaine de l’absurde.
Quand André Breton célèbre Alphonse Allais
André Breton, poète et écrivain français, fut l’un des artisans du surréalisme, ce mouvement où l’on prend la vie au sérieux en la rêvant.
Paru à la fin des années 1930, son Anthologie de l’humour noir connut un destin mouvementé : d’abord interdite par la censure, elle reparut quelques années plus tard et s’imposa peu à peu comme un texte essentiel.
À l’époque, l’union des mots humour et noir paraissait si étrange qu’on la jugeait presque contre nature. Depuis, la formule a fait son chemin : elle est entrée dans le dictionnaire comme une idée qui avait simplement attendu son heure.
La foudre et le rire : Léon Bloy et Alphonse Allais, l’amitié des contraires
Qui l’eût cru ?
Alphonse Allais et Léon Bloy : deux camarades que tout oppose, sauf la droiture. Au cœur du Chat Noir, deux figures contraires — la foudre et le rire. Entre l’invective mystique de Léon Bloy et l’ironie acérée d’Alphonse Allais, une amitié discrète mais réelle éclaire la bohème fin-de-siècle. Ici, pas de posture : seulement deux plumes entières, fidèles à la parole qu’elles servent.
Le chat noir, l'adresse de la belle époque, avec Bastien Loukia et Marine Degli
Une causerie entre Marine Degli, autrice de Contes du Chat Noir (Folio Classique), et Bastien Loukia, réalisateur du film documentaire Le Mystère Satie (sortie en 2025) et également guide du Petit Musée d’Alphonse.
Ils évoquent ensemble le Chat Noir, lieu mythique de la bohème parisienne, ses artistes, ses fous rires et ses fantômes — un monde où se croisent Rodolphe Salis, Alphonse Allais, Satie, Cros et tant d’autres esprits libres de la Belle Époque.
Allais au Chat noir, l’anarchiste du rire
Alphonse Allais et le Chat noir (cabaret et journal) sont quasiment indissociables et l’influence qu’ils ont exercé l’un sur l’autre aura laissé une empreinte indélébile.
Dès son ouverture en 1881, Le Chat noir accueille Alphonse Allais. Il est âgé de 28 ans lorsqu’il commence, le 6 mai 1882, sa collaboration longue de près de onze années au journal sous la signature de K. Lomel.
lA DANSEUSE JANE AVRIL - l’AMOUREUSE
Née sous le nom de Jeanne Beaudon, Jane Avril, danseuse surnommée "la Mélinite" pour l'énergie explosive qu'elle déploie sur scène, s'impose comme une icône incontournable de la Belle Époque. Figure emblématique du Paris fin-de-siècle, elle trouve son destin au bal Bullier, un lieu effervescent où se mêlent la faune et la flore en quête d'évasion. C'est dans cette atmosphère bouillonnante que Jane Avril est remarquée, sa danse enfiévrée devenant rapidement bien plus qu'une simple échappatoire : une véritable vocation.

