Ève ? L’Ève ? Toi ! Comment une falaise normande bouleversa discrètement l’histoire de l’humanité.

Dans le rétroviseur, on ne plaisante jamais avec les grandes découvertes. On les regarde simplement avec le sérieux qu’elles méritent.

En consultant le remarquable magazine du National Géographique and Paléonthologique Institut, notre équipe du Petit Musée a appris qu'en avril 2023, lors de travaux de confortement de la falaise de Villerville (Calvados), un ingénieur écologue, dûment assermenté et mandaté par la mairie, avait trouvé, enfoui dans la glaise, un os humain : « la côte flottante, tronquée de son extrémité inférieure », diront les scientifiques.

Soumise à une étude paléontologique réalisée par une équipe multidisciplinaire de vingt-et-un scientifiques, dirigée par le professeur Schlumberger, la pièce fut datée au carbone 14 et renvoyée à un insondable nombre de millions d’années, bien avant aujourd’hui, et même demain.

Le diagnostic, incroyable mais formel, fut bientôt posé — certains détails, paraît-il, le prouvent : nous serions en présence de la côte d’Adam, brisée par Dieu lui-même pour créer Ève. Une découverte riche, et même hors de prix. La côte d’Adam, matrice de notre humanité.

Mais alors, en ce jour, tout nous laisserait à penser que le Paradis, cet Éden où tout était offert — en hébreu, Éden veut dire jouissance — aurait été géographiquement situé en Normandie.

Et non du côté de la Mésopotamie comme le laissent croire les Hébreux (évident ! La Genèse a été écrite par des scribes hébreux).

L’Éden, le Paradis, en Normandie.

Laure Azutat, assistante du professeur Schlumberger, présentant à la presse le fragment exhumé à Villerville.

Les indices, du reste, abondent. Le mot « herbe verte » n’est-il pas cité trois fois dans la Genèse ? Le fruit défendu, croqué par Adam puis offert par Ève, n’était-il pas une pomme ? Et où poussent les pommiers, chers lecteurs ?

Conclusion : puisque ce Paradis fut posé par Dieu en bord de mer, non loin de Villerville (Calvados), on peut aujourd’hui affirmer, sans l’ombre d’un doute, qu’Ève était une fille de la côte.

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